Accélérer la transition énergétique et écologique du transport

 

1. Vision et enjeux globaux

 

En accélération ces 5 dernières années, depuis la COP21 à Paris, les préoccupations liées au changement climatique se sont répandues dans l’ensemble des pays industrialisés et dans l’ensemble des secteurs économiques.

 

Le transport étant un des contributeurs les plus importants aux émissions de gaz à effet de serre dans ces pays, le transport de marchandises et la logistique sont devenus le centre d’attention des politiques. Ainsi, de plus en plus d’entreprises incluent cette activité en bonne place dans leur stratégie de développement durable.

 

Cet enjeu climatique est vital pour l’avenir de la planète, les actions pour réduire les pollutions locales ne sont pas oubliées. Celles provoquées par le transport routier dans et autour des villes, Celles provoquées par la logistique urbaine comme les Nox et les particules, ainsi que celles du transport maritime, notamment les émissions soufrées.

 

La déclinaison sociétale des ambitions est extrêmement forte pour la France et pour l’Union Européenne. La décarbonation est projetée aux horizons 2030 à 55% puis totale pour l'année 2050. La logistique est en cours de formalisation et les plans de relance ainsi que les autres Green Deal post COVID font la part belle à des investissements et à des aides qui permettront de réussir cette transition. Le grand défi est d’accélérer cette transformation sans rompre les équilibres globaux et singuliers pour les entreprises comme pour les particuliers.

 

Dans les transports de marchandises, hormis l’impact d’un changement des modes et des lieux de production ou celui des pratiques de consommation, les deux leviers sur lesquels agir sont :

  • La sobriété énergétique à besoin de transport constant, c’est-à-dire la baisse de la quantité d’énergie utilisée à besoin de transport donné
  • La baisse de l’intensité carbone des énergies utilisées pour le transport

 

Les politiques publiques mondiale, européenne et française (notamment la fiscalité, les aides et les cadres règlementaires, ainsi que les mécanismes de marché) qui seront mis en œuvre sont extrêmement importants dans leur dosage et leur champ d’application pour réussir ces formidables paris.

 

2. Champs d'action et moyens d’action de l’AUTF

 

En ce qui concerne la lutte contre le changement climatique, l’AUTF s’est mobilisée depuis de longues années en y entraînant le plus grand nombre de ses adhérents et d’autres représentants de la communauté des chargeurs.

 

Principalement à travers le dispositif FRET 21 (au sein du programme EVE) qui est un puissant moteur d’entraînement des entreprises engagées, cela permet à ces dernières de mettre en œuvre la réduction de l’intensité énergétique de leur transport et encourage ces transporteurs à se tourner de plus en plus vers des énergies moins carbonées.

 

Ce champ d’action restera celui privilégié tant que l’AUTF est convaincue du rôle majeur que les chargeurs ont à jouer pour promouvoir cette transition énergétique et écologique et pour y contribuer.

 

Pour réussir il faut que tous les types d’acteurs poussent dans le même sens : d’où l’intérêt pour l’AUTF de participer à des alliances telles que 4F en faveur du fret ferroviaire et du report modal de la route au fer, celle du Cluster Maritime Français pour la transition dans les ports, et d’œuvrer au sein de France Logistique à l’alignement de tous les objectifs, pour une décarbonation progressive du transport routier en France, ceux du public et ceux de l’économie privée.

 

Au-delà du routier, tous les modes de transport devront faire évoluer leur mix énergétique et l’AUTF est amenée à s’intéresser à toutes les énergies susceptibles d’arriver sur le marché, comme par exemple l’hydrogène pour la traction ferroviaire.

 

A travers les projets européens auxquels participe l’AUTF et ESC, comme l’utilisation de la numérisation et de la logistique pour réduire l’empreinte carbone, et la recherche de la meilleure mise en relation des acteurs pour diffuser les technologies et services innovants vers ce but, constituent un complément important aux actions directes des entreprises.

 

Enfin en ce qui concerne les autres pollutions, l’AUTF s’implique dans toutes les évolutions à venir sur la logistique urbaine et l’accès aux villes.

 

A travers ESC, l’organisation européenne des chargeurs, elle peut émettre sa voix pour optimiser la trajectoire de décarbonation des transports maritimes et aériens ainsi que l’extension éventuelle des zones maritimes à faible émission de Sox.

 

3. Mesures souhaitées venant de l’action publique

 

Comme indiqué ci-dessus, les actions des États et de l’Union européenne seront primordiales pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés.

 

Ces actions doivent répondre à trois grands principes :

 

  • elles doivent être massives (financements et aides notamment - c’est ce qui est prévu),
  • elles doivent être coordonnées aux différents niveaux d’intervention et cohérentes entre elles, visant à l’optimum,
  • elles doivent être progressives, annoncées à l’avance, maintenues dans la durée selon les feuilles de route et prendre en compte à chaque étape, la nécessité de maintien des équilibres.

 

Outre les financements et les aides attendues, la panoplie des actions publiques à mener doit couvrir les thèmes suivants.

 

Au niveau européen et français :

 

  • Étudier et mettre en œuvre les mécanismes d’encadrement des émissions, d’échanges de droits à émettre les plus efficaces dans les différents modes
  • Flécher les revenus de ces mécanismes vers l’aide au renouvellement des matériels ou vers les infrastructures
  • Mettre en place des instruments et programmes de mesure et d’incitation
  • Favoriser l’accès à l’information des entreprises et notamment des PME sur les énergies et les technologies.

 

Au niveau international :

 

  • Clarifier et rendre cohérents les mécanismes choisis en Europe par rapport à ceux décidés au niveau global les plus efficaces : OMI pour le maritime, OACI/IATA pour l’aérien.

 

4. Contribution attendue du monde économique pour déployer cette transition

 

Afin de parvenir à atteindre ces objectifs, tous les acteurs de la chaîne de transport et de logistique en France devront se mobiliser pour :

 

  • Poursuivre et accentuer les progrès réalisés depuis une vingtaine d’années par le secteur du transport routier de marchandises qui a fait de nombreux efforts pour améliorer sa performance environnementale. Le remplacement progressif des flottes des transporteurs et des chargeurs en compte propre par des matériels consommant des énergies alternatives au diesel en sera l’élément principal;
  • Réduire l’intensité énergétique du transport à besoin de transport donné de façon à minimiser les besoins en énergie moins carbonée puis décarbonée. Le dispositif FRET 21 est amené à jouer un rôle significatif sur ce plan-là;
  • Offrir au fur et à mesure de l’émergence de solutions techniques d’équipements innovants, dans les diverse spécifications requises, consommant des énergies alternatives, la production et la distribution de telles énergies.

 

L’ESC et le CLECAT alertent la Commission européen...

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